• Home  
  • La FESTAC et la CNSS célèbrent l’excellence des acteurs du dialogue social
- Société

La FESTAC et la CNSS célèbrent l’excellence des acteurs du dialogue social

Dans une atmosphère empreinte de reconnaissance institutionnelle, Richard Nding Bekoung, Secrétaire Permanent de la, dont le siège rayonne depuis Libreville, a solennellement remis les attestations aux artisans d’une rencontre décisive. Cette table ronde, fruit d’un partenariat stratégique entre la La Fédération des Syndicats des Travailleurs des Caisses (FESTAC) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale […]

Dans une atmosphère empreinte de reconnaissance institutionnelle, Richard Nding Bekoung, Secrétaire Permanent de la, dont le siège rayonne depuis Libreville, a solennellement remis les attestations aux artisans d’une rencontre décisive. Cette table ronde, fruit d’un partenariat stratégique entre la La Fédération des Syndicats des Travailleurs des Caisses (FESTAC) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), s’était tenue le 29 novembre à l’agence de Bikélé autour d’une problématique cruciale : « Vers une sécurité sociale inclusive et performante : quelles leçons du modèle ivoirien pour le Gabon ? »

Les travaux de cette instance consultative ont trouvé leur aboutissement concret lors du dernier Conseil des ministres, qui a entériné une révision substantielle des cotisations patronales et salariales du secteur privé, marquant un tournant majeur dans l’architecture de la protection sociale nationale.

Des axes de réflexion aux décisions gouvernementales

Structurée autour de deux piliers fondamentaux – la soutenabilité financière des régimes d’une part, le dialogue social et le syndicalisme d’autre part – cette rencontre panafricaine a permis une confrontation enrichissante d’expériences transfrontalières et l’élaboration de préconisations opérationnelles destinées à consolider l’édifice de la sécurité sociale gabonaise. L’impact immédiat de ces recommandations s’est matérialisé par deux décrets présidentiels adoptés le 4 décembre dernier, témoignant d’une volonté politique résolue de refondation et d’équité sociale.

Le premier texte réglementaire réaménage en profondeur les mécanismes d’attribution et de calcul des pensions d’invalidité et de réversion, introduisant un réajustement des taux de contribution et un rehaussement des cotisations à la branche vieillesse, garantissant ainsi la viabilité et l’équilibre actuariel du dispositif. Le second décret établit désormais avec précision les taux, l’assiette et le plafonnement des rémunérations soumises à prélèvements sociaux, s’inscrivant dans une refonte structurelle du régime des retraites.

Un apurement historique de la dette sociale

Au-delà de ces réformes réglementaires, le gouvernement a annoncé le règlement intégral d’une créance sociale de six milliards de francs CFA, destinée à honorer trois engagements prioritaires : les indemnités journalières de maternité, les allocations de vieillesse et le remboursement des cotisations indûment versées. L’exécutif s’est engagé sur un calendrier contraignant : ces prestations devront être versées aux bénéficiaires avant le 24 décembre 2025, apportant ainsi un soulagement tangible à des milliers de foyers gabonais confrontés à des situations de précarité.

L’urgence d’institutionnaliser le dialogue social

Néanmoins, Richard Nding Bekoung a insisté sur une condition sine qua non à la pérennité de ces avancées : l’impératif d’un dialogue social robuste et institutionnalisé. La FESTAC plaide avec vigueur pour l’établissement d’un Conseil National du Dialogue Social (CNDS), organe tripartite réunissant l’État, le patronat et les représentants des travailleurs. Cette instance aurait vocation à prévenir les frictions sociales par la médiation préventive, à accompagner les mutations réglementaires en garantissant leur acceptabilité collective, et à assurer une gouvernance participative et transparente des politiques sociales.

L’actualité récente illustre cruellement cette lacune institutionnelle. La nouvelle taxe d’habitation, décrétée en Conseil des ministres, a provoqué une levée de boucliers parmi les partenaires sociaux. Un CNDS opérationnel aurait permis d’anticiper ces crispations, d’ouvrir un espace de concertation en amont, et d’éviter les incompréhensions qui fragilisent la confiance citoyenne envers les institutions.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mefiêê Gabon  @2025. Tous droits réservés.