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Manœuvres dans l’ombre : Sosthène Nguema, bouc émissaire désigné de la crise enseignante ?

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de grève des enseignants paralyse l’appareil éducatif gabonais. Tandis que l’exécutif multiplie les tentatives de résolution par des moyens contestés et rejetés par le corps professoral, une dimension insidieusement politique affleure progressivement. Selon des sources au fait du dossier, certains cercles influents auraient d’ores et déjà identifié leur cible sacrificielle […]

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de grève des enseignants paralyse l’appareil éducatif gabonais. Tandis que l’exécutif multiplie les tentatives de résolution par des moyens contestés et rejetés par le corps professoral, une dimension insidieusement politique affleure progressivement. Selon des sources au fait du dossier, certains cercles influents auraient d’ores et déjà identifié leur cible sacrificielle : Sosthène Nguema, l’actuel ministre des Mines.

Si les précédents conflits sociaux dans le secteur éducatif sous l’égide de la Conasysed — orchestrée par feu Louis Patrick Mombo, délégué général d’alors — ont marqué les esprits, l’actuel mouvement SOS Éducation La Base pulvérise tous les records de mobilisation.

Pour nombre d’observateurs avisés, cette intensité inhabituelle ne saurait résulter d’une simple dynamique endogène. Les enseignants, estiment-ils, ne disposeraient guère de la capacité organisationnelle nécessaire pour déclencher pareille insurrection corporatiste de leur propre chef. Les rumeurs persistantes évoquent l’existence d’une « main invisible » orchestrant ce ballet protestataire, manipulant les pédagogues tels des marionnettes dociles.

L’hypothèse avancée laisse pantois : Sosthène Nguema, figure ministérielle de premier plan, serait désigné par ses adversaires comme l’instigateur occulte de cette paralysie éducative. Une accusation pour le moins déconcertante si elle venait à être confirmée, au regard de l’engagement indéfectible manifesté par l’intéressé envers le président Brice Clotaire Oligui Nguema depuis son accession au pouvoir suprême, notamment lors de l’intense campagne présidentielle menée en 2025 dans le septentrion.

Quelle logique pourrait bien pousser Sosthène Nguema à saboter l’action gouvernementale de celui qu’il a soutenu sans faillir durant la transition et au-delà ? Comment concevoir une telle trahison de la part d’un homme propulsé successivement à l’Assemblée nationale en qualité de député de la transition, puis au ministère du Pétrole, avant d’hériter du portefeuille stratégique des Mines — surtout pour un homme réputé pour sa discrétion légendaire ?

Cette rumeur distillée dans les salons feutrés de Libreville ne constitue-t-elle pas une manœuvre de diversion visant à occulter les véritables revendications légitimes du corps enseignant ? Sosthène Nguema incarnerait-il le maillon vulnérable d’un gouvernement en quête d’exutoire, la victime expiatoire idéale pour détourner l’attention des dysfonctionnements structurels ?

Autant d’interrogations cruciales qui méritent élucidation afin d’éclairer l’opinion publique sur les véritables enjeux de cette crise majeure.

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