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Le SNEC-UOB brandit la menace d’un mouvement social d’envergure

Une atmosphère de tension palpable régnait ce mardi 20 janvier 2026 au sein de l’Université Omar Bongo, où le Syndicat National des Enseignants-Chercheurs (SNEC-UOB) a convoqué les médias pour une conférence de presse hautement symbolique. Face à l’inertie persistante des autorités académiques, le corps professoral franchit un nouveau cap dans son bras de fer avec […]

Une atmosphère de tension palpable régnait ce mardi 20 janvier 2026 au sein de l’Université Omar Bongo, où le Syndicat National des Enseignants-Chercheurs (SNEC-UOB) a convoqué les médias pour une conférence de presse hautement symbolique. Face à l’inertie persistante des autorités académiques, le corps professoral franchit un nouveau cap dans son bras de fer avec la hiérarchie.

Le mouvement de contestation qui s’amorce ce jour même constitue, en réalité, la réactivation d’un préavis déposé il y a plus de trois mois auprès du rectorat, précisément le 7 octobre 2025. L’assemblée générale du syndicat a fixé un ultimatum d’une semaine, période au terme de laquelle l’intensification de la mobilisation deviendra inéluctable.

Au cœur de cette fronde académique, un faisceau de doléances aussi pressantes que légitimes. Les enseignants-chercheurs réclament d’abord l’assainissement de leur situation administrative et financière, plaidant pour l’instauration d’une commission tripartite chargée d’examiner méthodiquement l’ensemble des dossiers en souffrance.

Particulièrement préoccupante demeure la question de l’arriéré pédagogique : une créance colossale de 464.937.832 francs CFA demeure impayée au titre de l’année universitaire 2022-2023, alimentant un sentiment d’injustice croissant au sein du personnel enseignant.

Les revendications s’étendent également à la fin de la précarité administrative qui gangrène l’institution, exigeant le pourvoi immédiat des postes vacants dans l’administration. S’y ajoutent la régularisation juridique de l’Institut des Langues ainsi que l’électrification des espaces pédagogiques, infrastructures indispensables à un enseignement de qualité.

« Faute de réponse favorable aux aspirations légitimes de nos membres, le syndicat n’hésitera pas à durcir et prolonger ce mouvement de grève », a martelé le Professeur Mathurin OVONO EBE, président du SNEC-UOB, signifiant ainsi la détermination sans faille du corps professoral.

Cette escalade intervient dans un contexte où l’enseignement supérieur gabonais traverse une zone de turbulences, confronté à des défis structurels qui menacent son rayonnement et sa pérennité.

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