Dans le sillage de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), qui s’est tenue à Libreville du 21 au 25 janvier 2026, une structure d’envergure continentale a vu le jour : le Patronat Africain des Médias en Ligne (PAMEL). Au terme d’intenses délibérations, les professionnels de l’information issus de divers horizons africains ont plébiscité à l’unanimité Thierry Mebalé Ekouaghe pour présider ce Bureau et piloter cette organisation naissante aux ambitions panafricaines. Une consécration continentale qui vient couronner l’engagement indéfectible de ce dernier dans la protection des journalistes et le rayonnement d’un journalisme de qualité, largement reconnu au Gabon.
Sous cette bannière fédératrice, le PAMEL s’assigne plusieurs missions cardinales : fédérer les patrons de médias en ligne africains autour d’une plateforme pérenne de concertation ; porter un plaidoyer vigoureux pour une rémunération équitable et juste des contenus produits sur le continent ; renforcer les synergies interafricaines ; promouvoir l’innovation technologique ; professionnaliser le secteur par la formation et la mutualisation des ressources. Cette organisation se veut inclusive, crédible et résolument tournée vers l’avenir, avec l’ambition de contribuer durablement à l’essor du continent et à l’émergence d’un journalisme numérique africain robuste, reconnu et économiquement viable.
Une réponse stratégique à une marginalisation persistante
Cette initiative intervient à un moment charnière où les médias digitaux africains enregistrent une progression spectaculaire de leur rayonnement et de leur audience, sans toutefois bénéficier d’une reconnaissance institutionnelle proportionnelle sur l’échiquier international. Malgré leur rôle cardinal dans l’information des populations, ces organes de presse demeurent insuffisamment organisés, quasi-invisibles dans les arènes décisionnelles mondiales et largement écartés des dispositifs de reconnaissance et de rétribution déployés par les géants du numérique, notamment Google et Meta.
Face à ce constat accablant, les architectes du PAMEL ont jugé impératif de forger une plateforme commune permettant aux dirigeants de médias en ligne africains de porter une voix unifiée, de défendre leurs intérêts mutuels et de consolider la légitimité du journalisme numérique africain.
Thierry Mebalé Ekouaghe : un leadership continental pour une mission d’envergure
La nomination du Directeur de Publication du média en ligne 7 jours infos à ce poste stratégique lui confère la responsabilité de mener à bien les actions du comité, d’incarner le PAMEL auprès des instances décisionnelles et des partenaires stratégiques, tout en catalysant la mobilisation des médias en ligne à l’échelle du continent. Son mandat culminera avec l’organisation de l’Assemblée Générale Constitutive, qui scellera officiellement la naissance juridique et institutionnelle de ce patronat africain, marquant ainsi une étape historique pour le journalisme numérique continental.
Un Bureau provisoire pour édifier les fondations institutionnelles
Pour mener à bien cette phase fondatrice, les initiateurs ont décidé, d’un commun accord, d’instituer un Bureau provisoire composé d’un membre par pays, exclusivement issu des rangs des fondateurs, promoteurs ou dirigeants de médias exerçant une responsabilité directe au sein de leurs organisations. Parmi les premières missions de ce Bureau provisoire figurent les aspects juridiques et institutionnels du PAMEL. Il s’agira de procéder à la rédaction des textes fondateurs (statuts, règlement intérieur, charte éthique et déontologique), à la coordination des actions inaugurales et à la préparation méticuleuse de l’Assemblée Générale Constitutive et Élective.
Sa composition traduit la volonté affirmée d’un équilibre panafricain, avec des mandats confiés à des représentants du Gabon, du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Togo et de la Guinée, secondés par des commissions techniques et des délégués régionaux couvrant l’ensemble du continent africain. Une architecture institutionnelle qui témoigne de la vocation résolument continentale de cette organisation promise à un avenir déterminant pour le journalisme numérique africain.

